Là où dorment les racines des murs de papier
Vole l'autre en gouttes irradiées,
Vole l'onde des villages fracturés,
Vole le sein d'un coeur oublié quelque part
Dans une geôle folle d'un alcool
Qui se pose et s'envole
À la crête des vagues
Des mers dans le brouillard.

Et l'on se plaint le long des longues balustrades
Selon les lois des oblongues jades,
Des dalles cirées près du pré des balades
Et glissades des coeurs sanglants et superflus
Que l'on surprend sur un banc des écoles
Dont la retraite vole
À la crête des vagues
Des océans repus.

"Les manipulations", 26 juin 1992