Pour aller à la fête à la grenouille, je me grouille. Un animal avance, mesquin, "mais qu'est-ce que tu manigances ?". Je devine un raton résistant au labeur depuis treize heures. "Je me magne dans la campagne pour qu'on puisse goûter la cuisse" réponds-je à son éponge. "Tu parles à son éponge ?" me lance un pongidé si lent, ce soir, qu'un loir le prend pour défouloir. Mais qui craint des coups de loir ? Dans un couloir, le loir préfère bondir comme le lapin qui court si vite dans les coursives. D'ailleurs, où est le lapin ? Le lapin se perd entre les sapins. Car c'est un lapin de montagne, pas de campagne, où je me me magne. Quand je me magne à la montagne, il n'y a plus de fête à la grenouille où je me grouille, il y a la fête à la marmotte où je dépote. Et là, j'avoue qu'on se dévoue pour pas grand chose. La flore, au chaud, se vêt de rose et le déplore. Ça, j'adore. Alors, je m'endors jusqu'à l'aurore où je partirai, pas trop tard, à la fête au têtard avec les rares autres rats évadés de leur cage.

Fourmy, 2010-2011

Despite all their rage they're still just rats in a cage.