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Ammonites et autres spirales - Collotia spathi

Collotia aff. spathi (Bourquin 1968)

Étage

Callovien (-160 à -154 millions d'années) supérieur

Localité

Maine-Et-Loire - France
Maine-Et-Loire

Dimensions

D (cm)Diamètre (cm) h (%)Hauteur/Diamètre (%) e (%)Epaisseur/Diamètre (%) o (%)Ombilic/Diamètre (%) n1/2Nombre de côtes primaires au demi-tour n2/2Nombre de côtes secondaires au demi-tour
14,6 38 28 34 21 52
10,4 40 29 33 17 47
7,4 41 32 14
5,3 42 32 15

Commentaire

Base du Callovien supérieur, horizon à Leckenbyi.
Il peut s’agir d’un grand microconque ou de tours internes de macroconque. Les sutures ne sont pas visibles et la coquille n’est pas complète. Présente des affinités avec C. spathi (m) (BOURQUIN) et C. cf. spathi (M) décrit par Cariou (1984), toutefois plus anciens, dans l’enroulement, la densité costale, le profil des côtes, leur orientation, la longueur des côtes primaires, la forme de la section, mais aussi quelques particularités. Ce sont des formes à croissance rapide en hauteur et à ombilic étroit, mais ici, l’enroulement est encore plus involute et le recouvrement du tour encore plus important, avec 43% au plus grand diamètre. Il n’y a pas non plus d’irrégularité dans la hauteur du point de division, toujours situé au tiers interne et constamment visible. L’indice de division est plus faible et il n’y a jamais de quadrifurcation.
L’allure peut rappeler C. thiebauti GÉRARD & CONTAUT, mais les côtes primaires sont nettement plus courtes.

C. spathi est une espèce du sommet de la zone à Coronatum. Les formes attribuées à C. cf. spathi par Cariou sont un peu plus anciennes, datées de l’horizon à Waageni (sensu Cariou).

Classification

Genre :

Collotia de Grossouvre 1917

Callovien.
Dérive de Rehmannia au sommet du Callovien inf., par accélération ontogénétique : perte du stade 1 (perisphinctoïde et côtes épineuses bifurquées) au profit d’un long stade 2 (minituberculé à côtes peu divisées) et un enroulement initial cratériforme.
Macroconque de taille moyenne à géante. Section typiquement comprimée et ornementation costée sur une partie au moins des tours internes, avec des côtes fines et serrées, courbées vers l’avant, généralement peu divisées. Stade initial cratériforme réduit, mais plus longuement pourvu de petits tubercules latéraux punctiformes. Chez certaines formes, le stade adulte développe deux rangées de tubercules latéraux, voire, en fin d’ontogénèse, une 3ème rangée de petits tubercules siphonaux. [Cariou]

Sous-famille :

Reineckeiinae Cariou 1984

Callovien.
Formes chez lesquelles la division relativement basse des côtes au centre de la coquille, i.e. vers le 1/3 interne des flancs, est liée à l’apparition d’un stade initial cratériforme caractéristique. Lorsque le stade initial est périsphinctoïde, les côtes se subdivisent un peu au dessous de la 1/2 hauteur du tour, à la fois sur le microconque et sur une partie plus ou moins importante des tours internes du macroconque correspondant à son ornementation initiale. [Cariou]

Famille :

Reineckeiidae Hyatt 1900

Bathonien supérieur à Oxfordien moyen basal.
Formes évolutes, renflées à comprimées, à croissance de la hauteur lente à moyenne. Macroconques atteignant de grandes tailles. Microconques beaucoup plus petits et munis d’apophyses. Côtes saillantes fasciculées, monoschizotomes à dischizotomes, interrompues sur le ventre par un sillon. Au moins une rangée latérale de faibles épines lamellaires ou tubercules plus ou moins forts et élancés. Jusqu’à 3 rangées chez le macroconque, dont une ventrale. Nombreuses constrictions. Sutures très découpées à lobes profonds.

Super-famille :

Perisphinctoidea Steinmann 1890

Bajocien inférieur (zone à Humphresianum) à Hauterivien supérieur-Barrémien inférieur.
Grand groupe comprenant des morphologies très variées, les plus typiques et récurrentes étant les formes planulatiformes évolutes à côtes tranchantes et divisées. Autour gravitent d’autres formes, à enroulements cadicônes, sphaerocônes, voire oxycônes, ornementation coronatiforme à grossièrement cunéiforme, aboutissant à beaucoup d’homoéomorphies internes ou externes à la super-famille. Le dimorphisme est répandu, les macroconques présentant une ouverture simple et parfois une très grande taille, les microconques pouvant être très différents, parfois nains, planulatiformes ou à enroulement excentrique, l’adulte portant, sauf exception, des apophyses jugales. La selle latérale interne n’est pas divisée par un lobe Un, sauf chez les Parkinsoniinae. [Enay & Howarth 2019, Howarth 2017]

Sous-ordre :

Ammonitina Hyatt 1889

Ordre :

Ammonoidea Zittel 1884

Classe :

Cephalopoda Cuvier 1797

Embranchement :

Mollusca Linnaeus 1758

Super-embranchement :

Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908

Sous-règne :

Eumetazoa Butschli 1910

Règne :

Animalia Linnaeus 1758

Super-règne :

Eukaryota Whittaker & Margulis 1978

Documents

1984. Cariou, E.
Les Reineckeiidae de la Téthys occidentale - Dimorphisme et évolution - Etude à partir des gisements du centre-ouest de la France
in Documents des laboratoires de géologie de la Faculté des Sciences de Lyon - H.S. 8, fasc. 1 (texte), fasc. 2 (planches) - Département des Sciences de la Terre - Faculté des Sciences de Lyon
p 322, pl 51, fig 4 (=Collotia spathi (BOURQUIN, 1968)), cf. p 322, pl 51, fig 2, 3, text-fig 193 (=Collotia cf. spathi (BOURQUIN), 1968) - lien

1968. Bourquin, J.
Les Reineckéidés
in Annales Scientifiques de l’Université de Besançon - 3è série, Géologie, fasc 4 - Université de Besançon
p 103, pl XXXV, fig 1, 2 (=Kellawaysia spathi nov. subgen. nov. sp.), cf. pars. p 115, pl XXXIII, fig 5 (=Kellawaysites crebicostatus nov. sp.), cf. p 123, pl XXXIX, fig 2 (=Kellawaysites procurvus nov. sp.)

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Contenu révisé le 20 avril 2022 - Fiche générée le 9 mai 2022 - 1ère publication le 3 mars 2022