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Ammonites et autres spirales - Romaniceras (Romaniceras) marigniacum

Romaniceras (Romaniceras) marigniacum Amédro & Châtelier 2020

Étage

Turonien (-92 à -88 millions d'années) moyen

Localité

Indre-Et-Loire - France
Indre-Et-Loire

Dimensions

D (cm)Diamètre (cm) h (%)Hauteur/Diamètre (%) e (%)Epaisseur/Diamètre (%) o (%)Ombilic/Diamètre (%)
17,4 42 33
16,3 40 45 33

Commentaire

Individu initialement creux et habité de racines. La préparation de la face conservée a néanmoins été possible.

Romaniceras marigniacum est index d’un biohorizon en Touraine méridionale qui comprend l’extrême sommet du Tuffeau de Bourré et les dépôts de tempêtes à la base du Tuffeau jaune de Touraine, sommet de la zone à Ornatissimum.
L’espèce est issue de Romaniceras (Yubariceras) ornatissimum STOLICZKA par disparition centripète de la rangée latéro-externe de tubercules. Cela affaiblit la validité du sous-genre Yubariceras, déjà tempérée par la probable transition "inverse" Romaniceras (R.) kallesi ZAZVORKA -> Romaniceras (R.) aff. kallesi -> Romaniceras (Y.) aff. ornatissimum au sommet du Tuffeau de Saumur, où c’est également la rangée latéro-externe qui était mise en jeu (Kennedy & al. 1980, Amédro 2009, Amédro & Matrion 2018).
Romaniceras marigniacum cohabite avec des Romaniceras ornatissimum devenus minoritaires (proportion 40/60), dont la rangée latéro-externe, bien que perceptible tout au long de l’ontogénèse, est affaiblie sur un peu plus du tour externe par rapport aux formes typiques plus anciennes du Tuffeau de Bourré.
Dans la tranche de temps considérée, les formes attribuables à Romaniceras marigniacum et à Romaniceras ornatissimum sont probablement toujours conspécifiques d’un point de vue biologique, mais il se produit alors une anagénèse avec disparition progressive de la morphologie Yubariceras. En Touraine, on ne connaît ensuite que Romaniceras deverianum dans le Turonien supérieur, toujours dans le Tuffeau jaune. Dans les régions proches (Corbières, Massif d’Uchaux), c’est Romaniceras mexicanum qui prend le relais de Romaniceras ornatissimum, établissant la zone supérieure du Turonien moyen, où elle précède Romaniceras deverianum. Ces deux espèces subséquentes sont des Romaniceras au sens strict.
Romaniceras marigniacum est un Romaniceras robuste, proche de Romaniceras ornatissimum en ce qui concerne la forme de la coquille, mais à 9 rangées de tubercules. Dans les tours très internes, sur des nuclei, le passage de 11 à 9 rangées peut être observé. L’espèce admet une certaine variablité, avec des individus plus graciles dans les tours internes, à côtes légèrement flexueuses, mais tous les adultes montrent des tours externes très robustes, à gros tubercules latéraux, côtes très grossières, alternant longues et courtes, ce qui permet d’éviter la confusion avec Romaniceras (R.) mexicanum, non trouvé en Touraine, à grosses côtes simples sur le tour externe.

Classification

Sous-genre :

Romaniceras Spath 1923

Turonien moy. à sup.
Section du tour ovale, arrondie ou déprimée. Neuf rangées de tubercules plus ou moins équidistantes, les tubercules latéro-ventraux et siphonaux étant parfois claviformes.

Genre :

Romaniceras Spath 1923

Turonien inf. à sup.
Issu de Kamerunoceras.
Plutôt évolute. Section du tour circulaire, ovale ou subquadratique. Tours internes portant des constrictions associées à des côtes. Tours externes à fortes côtes portant de 9 à 13 rangées de tubercules de forces plus ou moins inégales et espacements plus ou moins inégaux. Les tubercules latéro-ventraux et siphonaux peuvent être claviformes. Sur les tours matures, certains ou mêmes tous les tubercules peuvent disparaître et laisser des côtes fortes et longues, non interrompues sur le ventre.

Sous-famille :

Euomphaloceratinae Cooper 1978

Cénomanien sup. à Coniacien inf.
Dérivent des Calycoceras, principalement par apparition de constrictions au stade juvénile ou partout.

Famille :

Acanthoceratidae De Grossouvre 1894

Albien sup. à Coniacien.
Explosion évolutive à partir du Cénomanien. Tuberculation généralement très forte. Au moins un tubercule ombilical et un latéro-ventral dans la plupart des genres. Pour certains cependant, la costulation domine la tuberculation. Pour d’autres, l’ornementation peut-être très atténuée ou même absente du tour externe. Enroulement généralement évolute. Section comprimée à très déprimée. Dimorphisme sexuel matérialisé seulement par la taille.

Super-famille :

Acanthoceratoidea Grossouvre 1894

Albien inférieur à Maastrichtien.
Formes typiquement fortement costulées tendant à développer une tuberculation proéminente, mais incluant aussi une large variété d’autre types.

Sous-ordre :

Ammonitina Hyatt 1889

Ordre :

Ammonoidea Zittel 1884

Classe :

Cephalopoda Cuvier 1797

Embranchement :

Mollusca Linnaeus 1758

Super-embranchement :

Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908

Sous-règne :

Eumetazoa Butschli 1910

Règne :

Animalia Linnaeus 1758

Super-règne :

Eukaryota Whittaker & Margulis 1978

Documents

2020. Amédro, F., Robaszynski, F., Châtelier, H., Ferchaud, P. & Matrion, B.
Identification d’un biohorizon d’ammonites à Romaniceras (Romaniceras) marigniacum sp. nov. (Turonien moyen) à la base du Tuffeau Jaune de Touraine (France)
in Carnets de Géologie / Notebooks on Geology - vol. 20, no 4
p 51, fig 9 (holotype), pl 1, fig 2, pl 2, fig 1, 2, 4, pl 4, fig 1, 2, 4, pl 5, fig 1, 2 (=Romaniceras (Romaniceras) marigniacum AMÉDRO & CHÂTELIER sp. nov.) - lien

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Contenu révisé le 11 mars 2020 - Fiche générée le 11 mars 2020 - 1ère publication le 1er mai 2013