Cénomanien (-96 à -92 millions d'années) supérieur
Indre-Et-Loire - France (Paléo-province européenne)
Diamètre = 17 cm (6.69 inches)
Hervé Châtelier
Proeucalycoceras Thomel 1972
Cénomanien inf. sup. à Cénomanien sup. inf.
Descend de Calycoceras (Newboldiceras). Fortement dimorphique avec des macroconques atteignant généralement le double du diamètre des microconques.
Tours internes modérément évolutes, à flancs plats et section carrée à rectangulaire ou à flancs plutôt convergents et section arrondie. Ventre plat, côtes denses, flexueuses, plus ou moins aplaties. Tubercules ombilicaux faibles à modérés, parfois légèrement tordus, tubercules latéro-ventraux internes faibles ou absents, tubercules latéro-ventraux externes claviformes nets, tubercule siphonal faible à modéré. A l’approche de la loge d’habitation, la costulation change plus ou moins subitement en côtes distantes, fortes, arrondies tranversant le ventre avec soit un tubercule latéro-ventral externe modéré, soit une légère angulation latéro-ventrale, soit rien. La section est alors subquadratique arrondie.
Calycoceras Hyatt 1900
Cénomanien moy. à sup.
Origine incertaine par manque de matériel à la jonction Cénomanien inf./sup. Pourrait être un Mantelliceratinae issu des derniers Mantelliceras, mais Wright & Kennedy (1987) privilégient une ascendance chez Acanthoceras ou Acompsoceras.
Plutôt évolute. Section déprimée et subcirculaire, ovale, polygonale ou subquadratique. Fortes côtes, généralement droites, traversant un ventre arrondi à plat, jamais concave. Tubercules ombilicaux, ventrolatéraux et siphonaux sur les tours internes. Tubercules à mi-flanc communs, moins forts que les tubercules ombilicaux. La tuberculation peut s’atténuer avec l’âge, réapparaissant parfois à la fin du dernier tour. Dimorphisme marqué par la différence de taille.
Acanthoceratinae De Grossouvre 1894
Cénomanien inf. à Turonien moy.
Formes dont certaines ont des tubercules dominants et d’autres des côtes dominantes, toutes possédant des tubercules siphonaux au moins à certains stades de croissance.
Acanthoceratidae De Grossouvre 1894
Albien sup. à Coniacien.
Explosion évolutive à partir du Cénomanien. Tuberculation généralement très forte. Au moins un tubercule ombilical et un ventro-latéral dans la plupart des genres. Pour certains cependant, la costulation domine la tuberculation. Pour d’autres, l’ornementation peut-être très atténuée ou même absente du tour externe. Enroulement généralement évolute. Section comprimée à très déprimée. Dimorphisme sexuel matérialisé seulement par la taille.
Acanthoceratoidea Grossouvre 1894
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
2004. Kennedy, W., J. & Jolkicev, N.
Middle Cenomanian ammonites from the type section of the Sanandinovo Formation of northern Bulgaria
in Acta Geologica Polonica - Vol. 54 (2004), n°3 - Université de Varsovie
p 377, pl 2 - http://www.geo.uw.edu.pl/agp/table/abstracts/54-3.htm#S3
1994. Kennedy, W., J. & Juignet, P.
A revision of the ammonite faunas of the Type Cenomanian. 6. Acanthoceratinae (Calycoceras (Proeucalycoceras), Eucalycoceras, Pseudocalycoceras, Neocardioceras), Euomphaloceratinae, Mammitinae and Vascoceratidae
in Cretaceous Research - 15.4 - Academic Press Inc. (London) / Elsevier
p 471, fig 1-5, 13
1992. Thomel, G.
Ammonites du Cénomanien et du Turonien du Sud-Est de la France
Serre
Tome 1 - pl 42 (=C. (P.) picteti densecostatum Thomel)
1990. Wright, C., W. & Kennedy, W., J.
The Ammonoidea of the Lower Chalk. Part 3.
in Monograph of the Palaeontographical Society - Publ. No. 585, part of Vol. 144 for 1990 - The Palaeontographical Society - London
p 264, pl 58, 64, 68, 74, 75, text-fig 110, 113, 114, 116, 117, 119
1983. Moreau, P., Francis, I., H. & Kennedy, W., J.
Cenomanian Ammonites from Northern Aquitaine
in Cretaceous Research - Vol. 4 - Academic Press Inc. (London) / Elsevier
p 324, fig 6 (=Calycoceras cenomanense (d’Archiac))
1976. Juignet, P. & Kennedy, W., J.
Faunes d’ammonites et biostratigraphie comparée du Cénomanien du nord-ouest de la France (Normandie) et du sud de l’Angleterre - Bulletin trimestriel de la Société Géologique de Normandie et des amis du muséum du Havre - Tome LXIII Fascicule 2
Muséum du Havre
p 108, pl 23, 25, 26 (non Calycoceras choffati)
1947. Lecointre, G.
La Touraine
Hermann (réédition 1978)
p 48 ("Acanthoceras cenomanense" d’Archiac in Pictet)
1856. Sharpe, D.
Description of the fossil remains of Mollusca found in the chalk of England. Part III. Cephalopoda.
The Palaeontographical Society
non p 37, pl XVII (non Ammonites cenomanensis d’Archiac; =Acanthoceras sherborni Spath)
Contenu révisé le 03 novembre 2011 - Fiche mise à jour le 06 février 2012 - 1ère publication le 23 mars 2008
Lecointre (1947) décrit le Cénomanien de la vallée de la Creuse en Touraine, une argile dite "jalle" qui, selon la feuille correspondante, est constituée des Marnes à Ostracées connues en Sarthe (20 à 30 m, zone à guerangeri) surmontées d’une craie grise glauconieuse peu épaisse (1 m). Plus loin, il signale la présence d’"Acanthoceras cenomanense" d’Archiac in Pictet, qui n’est autre qu’un composite de Proeucalycoceras picteti et Proeucalycoceras guerangeri (cf. Wright & Kennedy 1990).
Proeucalycoceras picteti est surtout présent dans la zone à Acanthoceras jukesbrownei (Cénomanien moy.), mais des variants sont signalés dans la zone à Proeucalycoceras guerangeri (Cénomanien sup.)
Tours internes légèrement comprimés à quadratiques, tronqués par une facette latéro-ventrale. Il y a 2 à 3 côtes secondaires nées de division ou intercalaires. Toutes les côtes ont alors un tubercule latéro-ventral interne, un tubercule latéro-ventral externe et un tubercule siphonal, mais les tubercules latéro-ventraux internes peuvent s’effacer assez tôt et les siphonaux être absorbés par les côtes ventrales. Les 25-30 côtes sont rectiradiées à légèrement prorsiradiées et légèrement flexueuses. Progressivement, l’épaisseur relative du tour augmente et les côtes deviennent grossières, aplaties et espacées. Sur la loge d’habitation, elles redeviennent étroites, voire pincées en colerettes.